On l’a lu pour vous: la construction au féminin et (tous) ses obstacles

juillet 8, 2025
construction

Chaque mois, des rapports essentiels liés à l’EDI sortent et finissent trop souvent sur une tablette. Trop longs ou trop techniques, mais pourtant pleins d’informations cruciales! Chaque mois, URelles se plonge dans ces documents complexes pour en extraire l’essentiel, et vous livrer une version digeste et sans jargon.

Résumé de l’article:
– La présence des femmes en construction progresse très lentement (3,27% en 2021) et l’abandon demeure élevé, avec plus de la moitié quittant dans les cinq premières années.
– Le harcèlement sexiste, la discrimination et les conditions de travail peu inclusives poussent de nombreuses travailleuses à quitter le milieu.
– Les inégalités persistent dans les heures travaillées, les revenus et l’accès aux statuts (apprenties majoritaires), accentuant la précarité économique.

Une progression encore trop lente

En 25 ans, la proportion de femmes dans la construction est passée de 0,29 % à… 3,27 % en 2021.

→ Cette cible devait être atteinte en 2018.

→ Dans certains métiers (ferrailleur, frigoriste, tuyauteur…), la proportion de femmes est inférieure à 1,5 %.

→ En 2018, près de 56% des travailleuses avaient quitté la construction dans leurs 5 premières années dans l’industrie.

Le harcèlement sexiste reste courant

En 2021, 35% des travailleuses disent « avoir vécu des situations de discrimination reliées à leur sexe ou à leur ethnie » (contre 6% des travailleurs!)

22% des femmes affirment avoir été victimes d’intimidation ou de harcèlement sexuel ou psychologique.

Une forte majorité de ces travailleuses ont préféré quitter leur emploi, avec l’espoir de se replacer dans un milieu plus sain et ouvert à leur présence.

Conciliation travail-famille: mission (presque) impossible

Les horaires de chantier (souvent dès 7 h) sont peu compatibles avec les services de garde. Les femmes adaptent leurs horaires, réduisent leurs heures et assument la majorité de la charge familiale.

Des travailleuses se font encore congédier ou mises à pied dès l’annonce ou l’apparence de leur grossesse. Ces pratiques, souvent déguisées, les empêchent d’accéder au retrait préventif et aux indemnités.

Moins d’heures, moins de revenus, moins de protections

En 2021:

→ Les femmes ont travaillé 766 heures en moyenne, contre 1 039 pour les hommes.

→ 78% des femmes sont apprenties, contre 35% des hommes.

→ Leur salaire annuel moyen: 27 884$, soit 61% de celui des hommes.

Foire aux questions

Parce que la progression est très lente et freinée par des barrières systémiques comme les conditions de travail, la culture de chantier peu inclusive et les départs précoces dans les premières années.

Oui. 22% des femmes déclarent avoir vécu du harcèlement ou de l’intimidation dans l’industrie de la construction, ce qui contribue directement aux départs du milieu.

Notamment parce qu’elles travaillent en moyenne moins d’heures, occupent plus souvent des postes d’apprentie et subissent des interruptions liées à la conciliation travail-famille et à des conditions de travail inégalitaires.


Ce ne sont pas les femmes qui ne sont pas faites pour la construction. C’est l’industrie qui a besoin de transformation.

Que ce soit pour des formations sur l’inclusion ou un accompagnement EDI plus approfondi, écrivez-nous pour qu’on s’ajuste selon vos besoins!

info@urelles.com

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