Risques psychosociaux: La charge de travail, quand trop, c’est trop

novembre 22, 2025
charge de travail

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Résumé de l’article:
– Depuis l’entrée en vigueur de la Loi 27 au Québec, la charge de travail est reconnue comme un risque psychosocial majeur. Elle inclut les attentes implicites, les imprévus et la différence entre charge prescrite et charge réellement vécue.
– Elle touche tout le monde, mais de manière inégale, certaines personnes vivant des surcharges accrues en raison de réalités comme la parentalité, la neurodivergence ou les inégalités systémiques.
– Une approche en équité, diversité et inclusion permet de mieux répartir la charge de travail et de réduire les risques psychosociaux liés au stress, à l’épuisement et au présentéisme.

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La gestion des risques psychosociaux, depuis octobre 2025, fait partie des nouvelles obligations de tous les employeurs du Québec. Dans notre article précédent, on vous explique d’où vient cette loi et en quoi les risques consistent. Aujourd’hui, on plonge dans le premier d’entre eux: la charge de travail, parce que soyons honnêtes qui n’a jamais dit « je suis débordé·e » ou « je manque de temps » au bureau? Et on vous explique comment l’EDI peut vous aider à mieux gérer ce risque.

La charge de travail, ça inclut quoi?

La charge de travail, ce n’est pas seulement la liste de tâches qui apparaît dans une description de poste. C’est beaucoup plus complexe. Elle inclut la quantité de travail à accomplir, mais aussi les contraintes de temps, les imprévus qui tombent toujours au mauvais moment et même les attentes informelles, comme « répondre vite » à tous les courriels ou « donner un coup de main » en plus de ses tâches régulières.

Et attention: la charge de travail n’est pas qu’une question d’objectifs mesurables. Elle comporte aussi une dimension subjective. En d’autres mots, il y a la charge prescrite (celle que l’employeur pense avoir donnée) et la charge perçue (celle que la personne vit réellement). Si un·e employé·e a constamment l’impression de devoir courir après le temps, cette perception compte tout autant que les chiffres.

Il faut aussi reconnaître qu’il existe des périodes où la charge de travail élevée est inévitable. Pensons aux comptables pendant la saison des impôts ou aux professionnel·les de l’événementiel lors d’un grand festival. Ces moments font partie de la réalité du métier et ne disparaîtront pas. L’important, c’est de s’assurer que ces pics ne deviennent pas la norme: alléger la charge avant et après, prévoir du soutien additionnel ou instaurer des pratiques qui rendent la période un peu plus vivable. Bref, même quand on ne peut pas tout éviter, on peut réduire la pression.

Quel est le lien entre la charge de travail et l’EDI?

La charge de travail touche tout le monde, mais pas de la même manière. Certaines personnes, en raison de leur situation, peuvent être plus vulnérables à ses effets. Pensons aux parents de jeunes enfants qui jonglent avec les horaires, aux proches aidant·es, aux personnes en situation de handicap ou neurodivergentes qui doivent parfois composer avec des délais supplémentaires ou encore aux employé·es issu·es de groupes marginalisés qui subissent une « double charge »: leur travail officiel, mais aussi les attentes implicites de « bien » représenter leur identité. 

L’EDI invite donc à réfléchir autrement: répartir la charge de manière équitable, tenir compte des réalités diverses et reconnaître que ce qui semble « gérable » pour certain·es peut être écrasant pour d’autres. En intégrant cette perspective, on crée un milieu plus inclusif où les pratiques organisationnelles tiennent compte de la diversité des expériences.

Pourquoi la charge de travail est considérée comme un risque psychosocial?

Parce qu’une charge de travail trop lourde, ce n’est pas seulement une question de fatigue passagère. C’est un facteur de risque majeur pour la santé. Les études le confirment: combiner une charge élevée avec peu d’autonomie décisionnelle augmente les risques de troubles de santé mentale, musculosquelettiques et même cardiovasculaires.

Et ici encore, l’angle EDI est encore important. Ce sont souvent les personnes déjà en position de vulnérabilité qui écopent le plus. Par exemple, les femmes se voient fréquemment confier du « travail invisible » (organisation d’événements, accueil des stagiaires, soutien émotionnel aux collègues) qui s’ajoute à leurs tâches officielles. Ce surcroît, rarement reconnu, contribue à alourdir leur charge sans qu’il soit pris en compte.

Pour les organisations, les effets sont aussi bien réels. Une équipe épuisée, c’est plus d’absentéisme, de présentéisme (présence physique mais efficacité réduite), une créativité en berne et des erreurs qui s’accumulent. Même les gestionnaires n’y échappent pas: quand leur propre charge de travail est trop lourde, iels n’ont plus le temps ni l’énergie d’accompagner et de soutenir leurs équipes. Bref, tout le monde y perd!

La charge de travail en tant que risque psychosocial, quoi retenir?

La charge de travail est un risque psychosocial qui semble banal. Après tout, qui n’a jamais eu « trop de choses à faire »? Or, ses conséquences sont profondes pour la santé des personnes et la performance des organisations. Et elles touchent particulièrement celles et ceux qui portent déjà d’autres formes de charge: charge mentale liée à la conciliation, charge invisible liée à leur rôle social ou charge émotionnelle liée à leur identité.

La bonne nouvelle, c’est qu’il existe des moyens concrets de mieux gérer ce risque. Et surtout, une approche en équité, diversité et inclusion permet d’aller plus loin: reconnaître ces charges différenciées, adapter les pratiques pour réduire les inégalités et bâtir des environnements de travail où tout le monde peut respirer, s’épanouir et donner le meilleur de soi.

Avec la Loi 27, les employeurs ont maintenant l’obligation de prévenir les risques psychosociaux, dont la surcharge de travail. Chez URelles, nous pouvons vous aider à analyser la situation, à intégrer une perspective inclusive et à mettre en place des pratiques adaptées. 

Foire aux questions

La charge prescrite correspond à ce que l’organisation pense avoir assigné, tandis que la charge perçue est celle réellement vécue par l’employé·e. L’écart entre les deux peut générer stress, surcharge et épuisement.

Parce qu’une charge de travail excessive peut entraîner des impacts sérieux sur la santé mentale, physique et organisationnelle, notamment lorsqu’elle est combinée à un faible niveau d’autonomie (soit un autre risque psychosocial).

Elles s’ajoutent aux tâches officielles sans être reconnues, ce qui augmente la charge globale, particulièrement pour certains groupes déjà confrontés à des inégalités structurelles.


On peut vous aider à faire mieux!

Chez URelles, nous pouvons vous aider à analyser la situation, à intégrer une perspective inclusive et à mettre en place des pratiques adaptées

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